Ibiscus : là où créativité, tradition et jeune talent se rencontrent

Aujourd’hui, partons à la découverte d’Ibiscus Design et de sa créatrice, Sara Dowgui.


© Ibiscus

Quand et pourquoi avez-vous décidé de commencer Ibiscus ?

J’y pensais depuis environ deux ans, mais j’ai réellement lancé Ibiscus en août 2025.  

À la base, il y avait une envie très forte de mettre en valeur le bogolan, un textile riche de sens, encore trop peu représenté dans une mode contemporaine.  

Je voulais créer un pont entre tradition et modernité, montrer que ce savoir-faire ancestral peut exister dans des pièces actuelles, portables, et artistiques à la fois. Ibiscus est né de cette volonté de raconter une histoire à travers le vêtement, tout en respectant profondément son origine.

Quel a été votre meilleur moment en tant qu'entrepreneur jusqu'à présent ?

Mon meilleur moment a été lors d’un marché de Noël en décembre. C’était la première fois que je présentais mes créations directement au public, et l’accueil a été incroyable. Les gens ont été très bienveillants, curieux, encourageants… et ça m’a vraiment marquée. 


© Ibiscus

Quand on se lance, surtout seule au début, on doute beaucoup. Ce moment m’a donné une vraie légitimité et l’envie de continuer.

Quel est votre prochain objectif / défi ?

Mon prochain objectif est de développer davantage la marque, notamment en lançant de nouvelles collections et en explorant d’autres formes et silhouettes.

J’aimerais aussi collaborer avec d’autres créateurs ou marques, pour croiser les univers et enrichir mon approche artistique.

À plus long terme, le défi est de structurer Ibiscus comme une marque à part entière, tout en gardant son identité forte et son lien avec l’artisanat.

Pourquoi le focus sous l'écoresponsabilité ?

L’écoresponsabilité est au cœur de ma démarche, parce que le bogolan en lui-même est déjà un textile respectueux : il est tissé à la main et teint avec des pigments naturels, sans procédés industriels lourds.


© Ibiscus

Mais au-delà de ça, il y a une vraie volonté de consommer et produire autrement, en valorisant des pièces durables, avec du sens, plutôt que de la mode jetable.

C’est aussi une manière de respecter le travail des artisans, avec qui je collabore au Sénégal. Leur savoir-faire, transmis de génération en génération, mérite d’être reconnu, préservé et rémunéré à sa juste valeur.

Ibiscus, ce n’est pas juste une marque, c’est aussi une manière de soutenir un écosystème et une culture.

Quelles idées donneriez-vous à une personne souhaitant entreprendre un projet similaire au vôtre en Belgique et ailleurs ?

Je dirais d’abord de prendre le temps de comprendre ce avec quoi on travaille, surtout quand il s’agit de cultures ou de savoir-faire traditionnels.

Ensuite, il faut accepter que ce soit difficile au début. 

Se lancer demande beaucoup de patience, de discipline et de remise en question.

Mais surtout, il ne faut pas attendre que tout soit parfait pour commencer. 

Il vaut mieux tester, apprendre, évoluer au fur et à mesure.

Et s’entourer, même à distance, est essentiel. 

Dans mon cas, travailler avec une équipe au Sénégal m’a énormément appris, autant humainement que professionnellement.

Où pouvons-nous vous trouver (réseaux / web...) ?

Vous pouvez suivre mon travail sur Instagram : @ibiscus.design


Avec une profonde admiration, nous allons suivre Ibiscus de près.

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